16 février 2012

Le budget d’austérité 2010-2011 a imposé un virage drastique dans les politiques publiques au Québec, en abandonnant un modèle de relative solidarité sociale pour y préférer un modèle régressif. En effet, le recours accru à la taxation, à la privatisation et à la tarification des services publics aura pour effet de diminuer l’accessibilité à ces services pourtant jugés essentiels, tout en appauvrissant la classe moyenne et les personnes en situation de pauvreté. Pendant ce temps, les scandales de corruption et de collusion font les manchettes et les banques, les PDG et les grandes entreprises, principaux responsables de la crise économique, font des profits faramineux. Depuis ce budget et celui de 2011-2012, la grogne populaire s’est exprimée par toutes sortes de moyens. Des pétitions ont été lancées, des lettres ouvertes écrites dans les journaux, les députéEs ont été rencontréEs, des mémoires ont été déposés en consultation pré-budgétaire, des manifestations de toutes sortes ainsi que des occupations et des actions plus dérangeantes ont également eu lieu.
Pourtant, le gouvernement fait toujours la sourde oreille aux demandes de la majorité de la population qui souhaite une réelle redistribution de la richesse. La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics hausse donc le ton d’un cran et invite les membres de la Coalition et, plus largement, la population, à exprimer sa colère et son indignation lors d’une action de blocage, à large mobilisation, qui visera une cible politique. Cette action qui aura lieu le 16 février 2012, à quelques jours du dépôt du budget, porte les trois revendications prioritaires de la Coalition, soit :
- le retrait de la taxe santé de 200$ par personne par année ;
- le retrait de la hausse annoncée des tarifs d’électricité ;
- le retrait de la hausse annoncée des frais de scolarité.