Vol des pensions alimentaires, le PQ doit mettre fin au scandale!

Le 17 octobre dernier, lors de la journée internationale de lutte à la pauvreté,  nous étions de passage au bureau d’Agnès Maltais, ministre responsable du dossier, pour lui rappeler les engagements pris par le Parti québécois alors qu’il était dans l’opposition. En effet, en 2009, le PQ déposait un projet de loi visant à mettre fin au détournement des pensions alimentaires versées pour les enfants.

 

Encore aujourd’hui, des milliers de familles québécoises verront leurs chèques d’aide sociale diminués parce qu’elles reçoivent au même moment une pension alimentaire versée pour le soin des enfants. Lorsqu’un enfant reçoit une pension alimentaire et que le parent est prestataire d’aide sociale, le gouvernement ampute une partie du chèque d’aide sociale. Par exemple, pour une pension de 400$ versée pour un enfant, le chèque d’aide sociale sera coupé de 300$. Pour un adulte «dit» sans contrainte à l’emploi, le chèque d’aide sociale sera alors de 289$. Des milliers d’enfants sont ainsi privés de l’argent qui devrait servir à couvrir leurs besoins essentiels. Pour 2012, cette mesure permettra au gouvernement d’épargner près de 70 millions de dollars. Mais à quel prix?

 

Pourtant, depuis 1997, pour les parents qui ne sont pas à la sécurité du revenu et qui reçoivent une pension alimentaire versée pour les enfants, celle-ci n’est plus comptabilisée dans leurs revenus et n’est donc plus imposable. Cette même année, le Parti québécois aurait pu mettre fin à cette injustice envers les familles prestataires d’aide sociale, mais ne l’a pas fait. La situation s’est très peu améliorée pendant le règne des Libéraux. 15 ans plus tard, le gouvernement du Québec peut-il continuer à détourner l’argent des enfants qui en ont le plus besoin, les exposer à la pauvreté et ce, sans éprouver le moindre malaise?

 

C’est précisément le message que nous avions à livrer à Mme Maltais en cette journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre dernier. Après quelques difficultés avec les responsables de l’accueil, nous avons finalement pu livrer notre message auprès des conseillers politiques responsables des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches. Ce fût un bel exercice de prise de parole et d’affirmation. Bien que la rencontre ne nous ait pas permis d’obtenir d’engagement de la ministre, cette action nous aura fait connaître son équipe et nous espérons que notre message portera ses fruits au sein de la population. À cet effet, nous sommes très contents de la couverture médiatique offerte par le Journal de Lévis et sommes très fiers de notre équipe de délégués. Cliquez ici pour consulter l’article publié dans le Journal de Lévis.

Aussi, vendredi le 2 novembre, nous avons eu l’occasion, en tant que membre de l’exécutif du FCPASQ, de rencontrer Mme Lucie Godbout, attachée politique de la ministre Maltais pour les dossiers concernant l’aide sociale. Cette rencontre, d’une durée de plus de 90 minutes, nous aura permis de présenter et d’expliquer en détail plusieurs de nos revendications et de préparer notre rencontre éventuelle avec la ministre. Mme Godbout s’est engagée à rencontrer Mme Maltais dès que possible afin de voir avec elle les dossiers sur lesquels le Parti québécois pourrait faire avancer des choses.

Pour le moment, nous pouvons apprécier l’accueil et l’ouverture dont ils ont fait preuve tout au long de la rencontre, ce qui détonnait d’avec l’attitude et le ton de l’administration précédente. N’en demeure pas moins que le Parti québécois est un parti qui tient aux valeurs néolibérales et que la partie est loin d’être gagnée.  Nous saurons à quoi nous en tenir le 20 novembre prochain, alors que le PQ déposera son 1er budget.

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